Wind, la voile de compétition sur grand écran… mais pas seulement !

Hier soir, nous nous sommes rendus, Simon et moi, à notre premier évènement organisé par Tip & Shaft : Wind • Sail Racing Film Festival. Il est décrit comme « le premier festival du film de voile de compétition en France. Pas de croisière, pas de plaisance, que de la vitesse ! ». C’était en réalité bien plus que de la compétition tant la salle remplie (2500 personnes) a été émue.

Hier soir, nous nous sommes rendus, Simon et moi, à notre premier évènement organisé par Tip & Shaft : Wind • Sail Racing Film Festival. Il est décrit comme « le premier festival du film de voile de compétition en France. Pas de croisière, pas de plaisance, que de la vitesse ! ». C’était en réalité bien plus que de la compétition tant la salle remplie (2500 personnes) a été émue.

Vitesse

Émue oui… en partie par la vitesse des engins volants tels que le F50 de SailGP ou du Maxi Edmond de Rothschild mais surtout par les comportements humains qui sont en pleine découverte de nouvelles sensations, en quête de nouveaux réflexes et de nouvelles méthodes de communication pour réussir à optimiser la stabilité en vol. Pour Franck Cammas, c’est simple, si on s’engueule, c’est que la relation est saine. À méditer !

Un festival réussi, c’est aussi le mélange des générations. Et pour une première édition, Wind a fait fort avec la première projection. Le résumé de la 50ème Solitaire du Figaro qui mêle des images d’archives et font apparaître à l’écran de célèbres marins tels que Florence Arthaud, Alain Gautier, Michel Desjoyeaux, Jean Le Cam, Roland Jourdain, Marc Thiercelin, en début, milieu de carrière aux côtés de la nouvelle génération.

Détermination

Et puis, il y a eu Maiden. Un film d’Alex Holmes, produit par Sony Pictures.

« It was just something I had to do. »

En 1989, Tracy Edwards, 24 ans, compose un équipage 100% féminin pour prendre le départ de la mythique course autour du monde à la voile, la Whitbread. Regardé de haut au départ de la course, le bateau fera finalement une arrivée triomphale en Angleterre.

J’ai honte mais je ne connaissais pas du tout cette histoire qui paraît tellement surréaliste. Pourtant, le film ne contient que des images authentiques d’époque… ponctuées d’une narration actuelle. Les navigatrices racontent trente ans après de nombreuses anecdotes touchantes, avec parfois beaucoup de recul et d’humour. Ce sont des témoins d’une évolution des moeurs bien réelle. La détermination de Tracy Edwards et la bienveillance de son équipage donnent au film un caractère touchant, inspirant, bouleversant. La navigatrice a inspiré de grands marins comme Samantha Davies, Ellen Mc Arthur ou Florence Arthaud.

Maiden : À voir absolument que l’on soit passionné de voile ou non.

Merci au Gitana Team pour l’invitation et félicitations à Pierre-Yves Lautrou, Axel Capron de Tip & Shaft et Pierre Marcel de Poppop Films pour cette belle soirée. Bravo également aux réalisateurs des différents films présentés. Et vivement le prochain Wind !

Paul

WIND • Bande annonce de MAIDEN from Poppop on Vimeo.

 

Libres, un film de Salomé Stévenin

Une collecte participative est lancée pour

LE PREMIER DOCUMENTAIRE DE SALOME STEVENIN. UNE HISTOIRE D’ÂMES, UN FILM QUI FRISSONNE 

Touchée en plein cœur par le regard d’un dauphin captif il y a dix ans, l’actrice Salomé Stevenin s’engage dans la voie de celles qui font. Elle réalise et produit son premier documentaire pour le cinéma : « Libres » … un film né d’une promesse : tout mettre en œuvre pour sortir l’animal de la soumission et dénouer les fils qui nous ont mené là. Aussi bas.
« Libres » est un cri, un poème et une rédemption.
« Libres » raconte la prise de conscience et le chaos.
« Libres » interroge sur le rapport de l’humain au monde sauvage et à l’animal.
On ne sort pas indemne de ces images-là.
Pourquoi il faut les voir, et les soutenir, et ressentir.

Libres est un film indépendant déjà tourné. Pour le mener jusqu’aux salles de cinéma, plusieurs étapes restent encore à franchir. La prochaine est celle pour laquelle je sollicite votre soutien aujourd’hui : la postproduction.

POUR LES MOTS

Une voix de femme, comme posée sur un fil : « Victor Hugo écrivait : « la première des justices, c’est la conscience. » Comment retrouver la conscience ? Comment se transformer intérieurement ? Comment être libre ? ». Salomé Stévenin entame ainsi son film, et sur notre peau à nous, les poils se hérissent illico. Tout dans le premier documentaire pour le cinéma de l’actrice native de Paris résonne ainsi : dans le ventre. Dans la gorge. En plein corps, en plein cœur. On regarde et on entend, on ressent. Parfois, l’émotion submerge car on comprend que sur ces images, notre trace à nous se dessine. « Libres » est un game changer. Impossible de l’ignorer.

POUR LES IMAGES

Les étapes défilent : Japon. Mexique. Antibes, le Marineland. Décors sublimes.  Visages humains qui se contorsionnent, sourires et détresse, corps qui vacillent ; et la nature qui s’égosille. Les personnages à l’image viennent du monde entier : peuples natifs et chamanes, chasseurs de dauphins, moines bouddhistes, et Roger Knobelspiess le braqueur écrivain, et Guillaume Néry l’apnéiste, et Lamya Essemlali la présidente de Sea Shepherd… etc.

POUR LE CHEMIN

Salomé Stévenin raconte : « Il y a dix ans, un dauphin enfermé dans un parc animalier traversait son enclos pour me fixer droit dans les yeux. J’en garde encore l’empreinte aujourd’hui. Son regard a déclenché une prise de conscience et… ce film. Je lui promis de tout faire pour les sortir de ces cages. La captivité animale interrogeait mon rapport au monde sauvage et plus intérieurement les limites de ma liberté. Et si pour libérer les autres, je devais déjà, me libérer moi-même ? »
Si ce film est un road movie, il est avant tout un chemin vers et en nous-même. La quête de la réalisatrice prend des airs de salut : sans prise de conscience – douloureuse, pas de liberté.

POUR LE VERTIGE

« Le mot animal vient du latin anima, qui signifie l’âme. La captivité animale me renvoyait comme un miroir à mes propres limitations. Conditionnements. A mes peurs et surtout à ce désir profond d’être libre. » Face à « Libre », il y a nous. Sommes-nous captifs ? De quoi ? Où ça ? Salomé Stévenin : « Ce film est une quête aventurière et spirituelle, guidée par l’urgence de trouver un équilibre entre notre vraie nature et le monde que nous créons. Je souhaite offrir au spectateur les sensations et les émotions que mes dix ans d’exploration m’ont offertes, je souhaite l’embarquer dans ce voyage sensoriel vers soi. Vers l’autre. »
« Libre » est une chance. Unique.

ACTION !

« Libres » est un film indépendant déjà tourné. Pour le mener jusqu’aux salles de cinéma, plusieurs étapes restent à franchir. La prochaine ? La post-production : le montage, d’abord image puis sonore. Salomé Stévenin et l’équipe du film organisent une collecte participative. Cette campagne est portée par l’association de Salomé : Les Merveilles du Monde.

Pour participer : proarti.fr 

Le Mans 66 : La plus grosse campagne de communication de l’ACO depuis 1971

Si vous cherchez un bon film à aller voir au cinéma, il y a forcément Joker mais pour les amateurs d’histoire du sport et de performances d’acteur, rendez-vous à la prochaine séance du film Le Mans 66. Le film se passe dans les années 1960 et traite l’intense rivalité qui opposait alors Ford à Ferrari. Carroll Shelby est chargé par Henry Ford II de construire une voiture capable d’anéantir la suprématie de Ferrari pour les 24 Heures du Mans 1966. Les deux acteurs principaux ne sont autres que Christian Bale et Matt Damon.

« Grosse audience pour la sortie sur grands écrans du film Le Mans 66 (Ford vs Ferrari aux États Unis) avec Matt Damon et Christian Bale en co-stars ! Le film est en tête du box-office aux USA avec plus de 30 million USD de revenues sur son premier week end ! Sur la base des entrées de son premier week-end le film devrait faire entre 280 et 300 million de USD de revenus soit près de 30 million de spectateurs pour un budget de production de 100 million USD et près de 30 million USD supplémentaires pour la promotion. Un succès d’audience et de notoriété exceptionnel pour les 24 Heures du Mans et l’Automobile Club de l’Ouest (ACO) qui a participé aux côté de Twentieth Century Fox à la production de ce film. Sans aucun doute la plus grosse campagne d’image et de communication mondiale de l’ACO depuis le film de Steve McQueen en 1971 ! En attendant l’impact business sur l’ensemble de nos activités : écoles de pilotage, courses et événements, séminaires et hospitalités, musée des 24 Heures, Porsche Expérience Center, etc. Bravo aux équipes pour l’écriture de cette belle page de notre histoire! »

Stéphane Darracq, Directeur Général des 24 Heures du Mans et de l’ACO

Le Maxi Edmond de Rothschild sur la Brest Atlantiques

Il y a 5 jours, le Maxi Edmond de Rothschild prenait le départ de la Brest Atlantiques, aux côtés de 3 autres Ultim. À son bord, Franck Cammas et Charles Caudrelier ont franchi l’équateur aujourd’hui en confortant leur position de leaders.

Suivez ce choc de géants via la cartographie mais aussi en vous abonnant au Gitana Team sur Youtube. Découvrez la playlist Brest Atlantiques :

Le podcast, sans contraintes, pour The Elemen’Terre Project

Il y a maintenant, plus d’un an, Marie Tabarly et ses équipiers sont partis pour un tour du monde avec Pen-Duick VI. Défendant la planète, ses océans, la faune et la flore qu’ils abritent, le tout dans un vaste programme, l’équipe d’Elemen’Terre a choisi le podcast comme moyen d’expression sans contraintes. Pas de format de vidéo spécifique, pas de durée imposée, des choix éditoriaux sans limites. Le podcast permet de s’exprimer comme on le souhaite, sans barrières.

Voici les premiers podcasts de l’étape III du projet, qui se déroule en ce moment aux Açores :

Victoire du Maxi Edmond de Rothschild sur la Rolex Fastnet Race

Du départ à l’arrivée de la Rolex Fastnet Race, le Maxi Edmond de Rothschild et le Trimaran MACIF ne se sont pas quittés. Malgré un incident en début de parcours, c’est finalement l’équipage de Franck Cammas et Charles Caudrelier qui franchit la ligne d’arrivée en vainqueurs, seulement 59 » devant François Gabart et ses hommes.

« Je n’ai jamais fait une arrivée comme ça… C’était incroyable ! On devait la mériter celle-là. C’était court mais très intense et nous avons vécu pas mal de rebondissements. On fait plutôt une belle course, on passe pas mal de temps en tête mais on a aussi eu notre lot de problèmes, notamment quand on touche le banc de sable à la sortie du Solent… Ça aurait pu s’arrêter là ! On savait qu’après cela le bateau n’était pas à 100% de son potentiel mais c’était vraiment super d’avoir un concurrent comme Macif toujours à côté de nous, ça nous a poussé. Macif, c’est la référence, ils vont vite tout le temps et cette confrontation nous a appris énormément de choses. Et puis terminer sur une victoire et de cette manière… c’est génial » confie Franck Cammas.

Découvrez les émotions vécues par l’équipage à la ligne d’arrivée.

RDV sur le site du Gitana Team et lisez la dernière actualité pour avoir plein d’info !

Source : http://www.gitana-team.com/a-1306/victoire-sur-le-fil-et-record-pour-le-maxi-edmond-de-rothschild

 

Vol au-dessus d’une cité corsaire

Ça y est, depuis le temps que nous en rêvions, nous avons investi dans un drone chez Optimist. Les premiers vols ont eu lieu à Saint-Malo la semaine du 14 juillet, avec des conditions idéales pour débuter : soleil et peu de vent.

Voici donc notre premier clip 100% drone ! Une immersion au coeur de Saint-Malo, de ses constructions dues à Vauban et du Renard, le cotre corsaire d’un certain Robert Surcouf.

 

Julian Alaphilippe, qui es-tu ?

À quelques jours de son dénouement et à la surprise générale, Le Tour 2019 aura été mené par un Français, Julian Alaphilippe. Personnage atypique, nous avons lu ce matin un portrait écrit par Pierre Godon sur francetvinfo.fr. 

« Ça, c’est de la graine de champion ! »

Selon la légende, peut-être un peu enjolivée, ce sont les premiers mots de Marie-Thérèse, la sage-femme qui a aidé la maman de Julian Alaphilippe à accoucher, le 11 juin 1992 à Saint-Amand-Montrond (Cher).

Vingt-sept ans plus tard, le gamin porte le maillot jaune du Tour de France depuis dix jours en faisant la nique aux favoris de l’équipe Ineos. Mais il s’en est passé de belles depuis la maternité.

© A.S.O. / Pauline Ballet

Un coureur brut de décoffrage

Au sein de la génération montante du cyclisme français, Julian Alaphilippe détonne. Le coureur de l’équipe Deceuninck-Quick Step n’a pas été biberonné au compteur de watts ou au capteur de puissance. Au contraire. Jusqu’à ses 25 ans, il n’avait pas de compteur de watts sur son vélo, raconte L’Equipe en 2017.

Quand son coach lui transmettait un programme d’entraînement, il avait tendance à minimiser les kilomètres à parcourir, car il savait que Julian allait en faire deux fois plus.

« Je n’ai pas besoin d’analyser au millimètre ce que je fais, ce que je bois, ce que je mange. J’aime le vélo tel que je le pratique depuis toujours, en écoutant mon envie et mon instinct. »

Compteur ou pas, le Montluçonnais traîne une réputation d’énorme bosseur dans le peloton, qui n’est pas usurpée. En atteste une sortie mémorable de 315 bornes au printemps 2016 juste après s’être remis d’une mononucléose…

Revers de la médaille, il a mis un certain temps à ingérer quelques principes de base du métier de coureur professionnel, raconte au Télégramme un de ses anciens équipiers, Julien Gonnet :

« Il ne faisait pas trop attention à son alimentation et, une fois, alors qu’il avait dîné, je l’ai surpris dans sa chambre sur le point d’ingurgiter une tartine de Nutella. Elle n’a pas eu le temps de descendre dans son estomac. Je la lui ai enlevée de la bouche ! »

Il a failli être batteur… et mécano

Dans la famille Alaphilippe, je demande le père. A la tête de son orchestre, « Jo » a fait guincher tout le Berry dans les bals populaires, et même la première partie d’un petit jeune qui montait, un certain Johnny Hallyday. De cette passion pour la musique – « on ne parle pas du tout vélo à la maison », confie le coureur – lui est restée une furieuse passion pour la batterie. Trois ans de conservatoire ne lui faisaient pas peur, les cours de solfège ultra-scolaire, un peu plus. Comme ça ne marchait pas trop à l’école, ses parents décide de le retirer à 14 ans, pour lui faire passer un CAP de mécanique.

Concrètement, le gros de sa semaine, le jeune Julian Alaphilippe le passe dans un magasin de cycles. Franck, son coach de cousin, raconte au Parisien :

« Même si le patron était une connaissance, il ne lui a jamais fait de cadeaux, Julian était en équipe de France junior de cyclo-cross et même s’il partait disputer une Coupe du monde à l’étranger le dimanche, il devait être au magasin le lundi matin. Le soir, il finissait à 19 heures, il devait faire ses heures, point… Tout ça l’a forgé. »

Une première échappée à 11 ans

Dans la famille Alaphilippe, on ne roulait pas sur l’or, alors quand les enfants ont commencé à rêver de vélo, c’est un modèle d’occasion avec pas mal de kilomètres au compteur qui a débarqué. Il était « très pourri, dix fois trop grand, et pour moi, c’était une Ferrari », raconte Julian au magazine Pédale.

« Et j’avais dit à ma mère, ‘je vais aller à Saint-Amand voir tonton’. Elle n’y croyait pas, bien sûr, mais je suis parti avec un sac à dos, une bouteille d’eau dedans… Imagine, tu vois un gamin de 11 ans rouler cinquante bornes sur la nationale, avec un énorme vélo Motobécane, la selle baissée, les vitesses au niveau des mollets… »

Forcément, une fois chez Tonton, quand Julian a prévenu sa mère.

« Elle a un peu pété les plombs. (…) Ce jour-là, je pense que mes parents ont vu que j’avais vraiment la rage. »

Pour la petite histoire, Julian Alaphilippe ne courra sur un vélo dernier cri que lors de son passage chez les semi-pros. Steve Chainel, un vieux routier du peloton, qui organise une épreuve de cyclo-cross dans les Vosges, se souvient bien de la première rencontre avec le futur crack : « Il avait un seul vélo et un casque vieux de quatre ans. Il faisait pauvre, le gamin ! »

© A.S.O. / Pauline Ballet

Une révélation sous les drapeaux

Malgré ses qualités, les équipes ne se bousculent pas pour recruter l’espoir du club de Montluçon (Allier), vice-champion du monde 2010 de cyclo-cross, battu d’un boyau par le régional de l’étape lors des Mondiaux de Tabor, en République tchèque. La faute à une blessure au genou qui fait craindre qu’il soit perdu pour la petite reine. Avant d’être remis en selle par l’équipe de l’armée de terre qui décide de le loger, le nourrir, le blanchir… et le payer 1 200 euros par mois. « Il me répond : ‘C’est trop' », raconte à Libération le directeur sportif (et lieutenant) de l’équipe David Lima Da Costa. Il avait peur de ne pas gagner assez de courses pour nous remercier. C’était en effet un bon revenu pour un cycliste amateur, mais qui correspondait au traitement d’un soldat de deuxième classe. »

« L’armée, ça m’a fait grandir, je ne regrette pas du tout, même si j’ai eu des moments durs. Ça devrait être obligatoire le service militaire, ça ferait beaucoup de bien à certains »

Résumera-t-il dans Pédale. Quand l’équipe Quick Step le courtise, deux ans plus tard, il hésite même à s’engager. « J’ai été le seul à voir tout le talent de Julian Alaphilippe« , se gargarise le directeur sportif de l’équipe belge, Patrick Lefevere, bien qu’on trouve trace d’un vague intérêt de la FDJ de Marc Madiot.

Un électron libre du peloton

© A.S.O. / Pauline Ballet

Dans un milieu du cyclisme sur route un peu formaté, Julian Alaphilippe le boute-en-train détonne, comme le fantasque Peter Sagan quelques années avant lui. Ce n’est sans doute pas un hasard si les deux gaillards viennent du milieu plus cool du cyclo-cross. Quand Alaphilippe portait les couleurs de l’équipe de l’armée de terre – le projet a été dissous par Florence Parly une fois arrivée au gouvernement –, il organise une course de Vélib sur les Champs-Elysées après une réception aux Invalides. Et une montée des marches du Trocadéro, bécane de 24 kg sur l’épaule, aussi serein que dans un sous-bois vosgien.

Dans son livre Equipiers, l’écrivain Grégory Nicolas, « embeddé » avec l’équipe de France lors des Mondiaux d’Innsbruck en 2018 en Autriche, raconte que le Zébulon des Bleus a failli lourdement chuter… en faisant un « wheeling » (une figure qui consiste à rouler sur la roue arrière) dans un parking à la veille de l’épreuve. Tout ça pour faire rire ses équipiers. « Il a continué à sourire, et est parti prendre sa douche comme s’il revenait de la plage. Quel personnage ! » raconte l’auteur.

Le naturel revient au galop, même face au président de la République. Le coureur n’hésite pas à lui lancer de mettre le champagne au frais pour l’arrivée sur les Champs quand ce dernier lui remet le maillot jaune, le 20 juillet, à l’issue de l’étape du Tourmalet.

Une machine que rien n’arrête

A votre avis, que s’est-il passé, le 15 juillet 2016 après le crash de Julian Alaphilippe lors du contre-la-montre entre Bourg Saint-Andéol et la caverne du pont d’Arc sur le Tour ? Le coureur n’a pas fait de miracle le soir-même en concédant sept minutes au vainqueur du chrono. Mais deux jours après avoir mordu la roche, il passait à l’attaque dans une étape de haute montagne – pas sa spécialité à la base – et frôlait la victoire.

© A.S.O. / Pauline Ballet

« Je crois que la seule course qu’il ne peut pas gagner, c’est Paris-Roubaix, car il est trop léger. Mais je n’en suis même pas sûr », estime son directeur sportif Patrick Lefevere dans Cyclingnews. Le déclic se produit quelques jours après son arrivée à la Quick Step, au sein d’une équipe qui compte des cadors comme Philippe Gilbert ou Tom Boonen. Il décide d’appeler son cousin, Franck Alaphilippe, qui l’entraînait depuis toujours, pour qu’il remplace le coach belge de la Quick Step. Il raconte la suite au Télégramme: « ‘Ça ne va pas le faire, Franck. Je continue avec toi. Je ne veux pas passer des heures à leur expliquer ce qui va ou ce qui ne va pas. Toi, tu me connais par cœur.’ C’est vrai que notre échange va bien au-delà d’un rapport entraîneur-entraîné. » Sa première victoire – au Tour de l’Ain – suit, quelques mois plus tard. Depuis, il ramène une dizaine de bouquets chaque année. Seule une poignée de coureurs peuvent en dire autant.

 

Source : https://www.francetvinfo.fr/sports/tour-de-france/tour-de-france-velo-pourri-nutella-batterie-on-vous-presente-julian-alaphilippe-le-coureur-qui-voit-la-vie-en-jaune_3549405.html

 

En l’an 2000, où seront les réponses ?

Dans le cadre de The Elemen’Terre Project, Marie Tabarly a fait le rapprochement entre la vision de Marguerite Duras sur l’an 2000 et les images intemporelles qu’offrent la nature. Résultat : grandiose !

– « En l’an 2000, où seront les réponses ? »

– « … Heureusement il y a la mer. Les océans… Et un jour, un homme lira… et tout recommencera… » Marguerite Duras

 

Record du monde d’apnée du jeune français Arnaud Jerald !

Le plus jeune apnéiste performer au monde est français. Il a 23 ans. Hier, il décrochait en Egypte à Sharm El Cheik, le Record du monde bipalmes à 108m en 3 minutes 19. Des conditions météo terribles, avec beaucoup de vagues, beaucoup de vent, beaucoup de courant. Malgré la tempête le jeune marseillais à décroché le graal… devant le tchèque Martin Zajac qui atteignait lui, 91 mètres de profondeur !

Optimist_ArnaudJerald_WorldRecord_Apnea_FreedivingIl est la révélation du monde de l’apnée, son étoile montante… Champion de France en 2017, l’année où il intègre l’équipe nationale pour la première fois, vice-champion du monde en 2018, le Marseillais Arnaud Jerald est aussi le plus jeune apnéiste à avoir atteint les 107 mètres de profondeur, à 23 ans. Une plongée abyssale à hauteur d’homme puisqu’elle représente l’équivalent d’un immeuble de 42 étages, à un mètre de moins que le record mondial qu’il brigue, mais déjà dans le club ultra confidentiel (même l’espace a connu plus d’humains !) de ceux qui se sont aventurés là-bas, au-delà des 100 mètres.

Un amour de jeunesse…

C’est au côté de son père, chasseur sous-marin, qu’Arnaud s’initie à l’apnée. Il a tout juste 7 ans. Et le spectacle que lui réservent les fonds dans les calanques marque à jamais l’âme de cet enfant de la Méditerranée. Sous l’eau, les sensations l’éveillent. La pratique le libère du carcan d’une dyslexie qui l’asphyxie. En apnée, il respire ! Il a l’impression de voler, comme Peter Pan, d’un rocher à l’autre. Il gagne en confiance, sort de sa bulle. Adolescent, son aisance sous la surface impressionne… Sa détermination aussi. Il rêve de sonder le Grand Bleu comme personne avant lui. Et pour lui, ça ne sera pas du cinéma, car pour vivre ce rêve, il s’en donnera les moyens…

2017, un OVNI dans les abysses 

Tout en passant, sur le sage conseil de ses parents, un BTS Electrotechnique, Arnaud peaufine son entrée dans le milieu de la compétition. « Apprends, écoute, observe, nourris toi de chaque rencontre, puis innove pour créer ta propre approche », tel est son mantra. Le jeune apnéiste analyse toutes les approches de la discipline pour se forger la sienne. 2017 marque alors un véritable tournant dans sa vie : il est sélectionné en équipe de France, et, à 21 ans seulement, enchaîne les premières (cap des 100m, podium international, records de France -92 puis à -102) et devient le plus jeune apnéiste au monde à -105m. Considéré comme la révélation de l’année dans le milieu, Arnaud s’entraîne plus dur encore pour confirmer ses résultats en 2018 et pour financer ses entraînements, il travaille deux mois comme électricien. Il décide alors de « casser la tirelire » et investit dans sa carrière, les précieuses économies patiemment accumulées depuis ses 16 ans.


 

2019, à la conquête de l’or bleu

« Je développe une approche unique fondée sur mes valeurs : humilité et confiance en soi.»Arnaud aborde sa discipline avec simplicité sans jamais perdre des yeux son objectif. Doté d’une volonté et d’une persévérance exceptionnelles, après avoir battu son propre record de France et décroché l’argent au Championnats du Monde 2018 (juste derrière l’homme le plus titré de l’apnée mondiale, le russe Alexey Molchanov), le jeune Marseillais vise l’or en 2019. Prêt à « redéfinir les limites et inspirer le monde à se dépasser ».

Source : Communiqué de Presse MissBlabla Communication – Véronique El Bahjaoui