IMOtion design

Aujourd’hui, la vidéo est le contenu le plus partagé sur les réseaux sociaux. Pour une marque, il est souvent assez difficile de raconter simplement ce qu’elle fait. Le motion design permet d’expliquer, de manière simple et pédagogique, le domaine d’intervention, les chiffres clés d’un acteur.

Dans le monde de la voile, et notamment de la course au large, sport assez peu lisible, quoi de mieux que des vidéos en motion afin d’expliquer notre sport. Dans le cadre de sa collaboration avec la classe IMOCA, Optimist a développé ce motion afin de mettre en avant les chiffres clés des monocoques de 60 pieds sur les réseaux sociaux.

 

Optimist et Four Wings Family sur le 4L Trophy

L’équipe d’Optimist est fière de vous annoncer son premier partenariat avec un projet sportif et solidaire : Four Wings Family, l’aventure de Simon Morréale et de sa soeur Romane, sur le 4L Trophy 2020. C’est le goût de l’aventure et la soif de défis qui les a menés à ce projet.

Le 4L Trophy est le plus grand raid étudiant d’Europe ! À bord de la mythique Renault 4L, ce sont plus de 6 000 km que 2 500 étudiants du monde entier vont parcourir dans le désert marocain, en binômes. La course à la fois sportive et humanitaire, met l’accent sur la solidarité et l’engagement éco-citoyen. Elle porte des valeurs ancrées dans une démarche positive fortement valorisée. 

C’est la raison pour laquelle le 4L Trophy résonne avec des valeurs et des objectifs très divers : action, solidarité, entraide, engagement, partage, éco-responsabilité…

C’est une réelle expérience de vie.

Optimist est une jeune agence de conseil en communication digitale créée et basée à Paris depuis 2017. Elle a l’habitude d’intervenir dans le monde du sport et de l’aventure, pour divers clients : institutions, agences, annonceurs, équipes sportives… Mais « Sponsoriser » un team est une première !

« C’est notre première action de sponsoring. Si je sponsorise Simon et Romane, ce n’est pas par envie de sponsoriser un projet. C’est plus de manière affective. Pour la petite histoire, on s’est rencontrés en 2018 sur la Transat AG2R LA MONDIALE. À l’époque, il était en stage au sein d’une agence avec qui j’ai l’habitude de collaborer, Effets Mer. À la suite de ce stage, on a déjeuné ensemble et Simon m’a demandé si je recherchais des contrats de professionnalisation. J’appelle donc mon expert comptable pour avis et il me dit que c’est encore un peu tôt, au vu de la jeunesse de la structure. Quelques heures après, j’appelle Simon et lui dis: « c’est ok, tu es pris chez Optimist ! ». Puis, une fois en poste, quand Simon m’a parlé de son projet de 4L Trophy, je me suis dit que c’était une belle opportunité de renforcer nos liens et de vivre ensemble une belle aventure. Simon m’a appris que j’avais clôturé leur budget « Sponsors ». Une excellente nouvelle et une belle aventure à suivre avec Four Wings Family». Paul Bessereau, gérant d’Optimist

Pour Simon, participer au 4L Trophy, c’est tout d’abord une belle histoire de frère et soeur : « Je vais participer au 4L Trophy 2020 avec ma petite soeur Romane. Ça fait plusieurs années que je connais ce raid, mais c’est elle qui a initié le projet. Quand elle l’a découvert, elle a tout de suite eu envie de le faire et elle m’a proposé de participer à l’aventure ! J’ai dit oui direct car c’est une aventure très humaine qui implique plein de choses dans toute sa construction : trouver des partenaires, communiquer sur son projet, s’investir dans la voiture et la réparer… c’est un projet très complet en amont et qui va l’être aussi, sur ces dix jours de raid. Avec aussi une très belle action solidaire auprès des jeunes enfants marocains à qui nous allons apporter des fournitures scolaires, des vêtements, du matériels sportifs… Nous sommes plus de 1200 participants, donc même si il nous arrive des galères, le but est de s’entraider ! Une panne dans le désert, ça renforce forcement les liens avec tous les autres participants et c’est ça qui créer des moments inoubliables et de super souvenirs. » Simon, alternant chez Optimist et participant au 4L Trophy 2020.

Mardi prochain, Romane et Simon prendront le départ de la 23e édition de cet immense raid étudiant à Biarritz (64). Ils traverseront ensuite l’Espagne jusqu’à Algeciras où ils embarqueront dans un ferry pour traverser le détroit de Gibraltar et rallier les terres marocaines.

Marrakech signera la fin de ce raid et la fin de cette incroyable aventure dans le désert avec Optimist. Parce que oui, Optimist, c’est avant tout raconter et partager des histoires, d’hommes, de femmes…

Une belle aventure à suivre de près sur nos différents réseaux.

Antoine Bessereau

Instagram est le réseau social le plus utilisé par les jeunes en France, devant Snapchat et Facebook

S’il est encore utilisé par certains millennials, Facebook est le réseau social que les jeunes ont le plus supprimé en 2019, tous âges confondus.

Selon l’enquête menée par Diplomeo sur les pratiques des jeunes sur les réseaux sociaux, Instagram est le plus utilisé, avec 81% d’utilisation chez les jeunes âgés de 16 à 25 ans (+8 points par rapport à l’année dernière). Après avoir été au coude à coude avec l’application au fantôme l’an dernier, Instagram devance désormais Snapchat (74%, +1 point), tandis que la popularité de Facebook a sévèrement dégringolé auprès des millennials (61%, -6 points).

Sur la tranche des 16-18 ans, Instagram dépasse de seulement 4 points Snapchat, tandis que Facebook arrive loin derrière (36%). L’utilisation du réseau social co-fondé par Mark Zuckerberg est un peu plus massive auprès des 19-21 ans (66%) et des 22-25 ans, pour lesquels il reprend son ancien statut de leader, avec 77% d’utilisation, devant Instagram (70%) et Snapchat (56%).

Tous âges confondus, ils sont 33% à utiliser Twitter, 23% Linkedin et 17% Pinterest. Malgré des chiffres records de téléchargements en 2019, TikTok n’est utilisé que par 10% des 16-25 ans, selon l’étude, avec un pic à 15% pour la tranche des 16-18 ans.

Facebook, réseau social le plus supprimé par les jeunes

Parmi les autres résultats de la 3e édition de l’enquête menée auprès de 4312 jeunes, Facebook décroche la palme du réseau social le plus supprimé (12%), toutes tranches d’âges confondues, devant Snapchat (9%), Twitter (8%) et Instagram (6%).

Pour les 16-25 ans, les raisons de la suppression d’un réseau social sont multiples :

  • 57% l’ont fait parce que le contenu ne les intéressait pas,
  • 55% parce qu’ils n’en avaient plus besoin,
  • 36% parce qu’ils n’y partageaient plus rien,
  • 17% pour protéger leurs données personnelles,
  • 14% parce qu’ils étaient trop accros.

Pourquoi les jeunes continuent d’utiliser les réseaux sociaux

Suivre les actualités (78%), parler avec leurs amis (72%), se détendre (61%) ou avoir des nouvelles de leurs contacts (52%) sont les principales raisons pour lesquels les jeunes utilisent les réseaux sociaux en 2019. Si leur utilisation conserve un caractère très addictif pour 44% d’entre eux, 2 jeunes sur 10 déclarent qu’ils pourraient s’en priver.

Moins de 2h par jour sur les réseaux sociaux

Dans la majorité des cas (56%), les jeunes passent moins de 2h chaque jour sur les réseaux sociaux. Pour 1/3 d’entre eux, leur temps d’utilisation oscille entre 3h et 5h. 12% des 16-25 ans se connectent à leurs comptes pendant 5h ou plus.

4 jeunes sur 5 travaillent déjà sur les réseaux sociaux avec leurs camarades ou leurs collègues. Facebook est le média le plus représenté (36%), devant Snapchat (32%) et Instagram (19%). 1/3 d’entre eux aimeraient devenir community manager ou influenceur.

Source : Blog du modérateur

Wind, la voile de compétition sur grand écran… mais pas seulement !

Hier soir, nous nous sommes rendus, Simon et moi, à notre premier évènement organisé par Tip & Shaft : Wind • Sail Racing Film Festival. Il est décrit comme « le premier festival du film de voile de compétition en France. Pas de croisière, pas de plaisance, que de la vitesse ! ». C’était en réalité bien plus que de la compétition tant la salle remplie (2500 personnes) a été émue.

Hier soir, nous nous sommes rendus, Simon et moi, à notre premier évènement organisé par Tip & Shaft : Wind • Sail Racing Film Festival. Il est décrit comme « le premier festival du film de voile de compétition en France. Pas de croisière, pas de plaisance, que de la vitesse ! ». C’était en réalité bien plus que de la compétition tant la salle remplie (2500 personnes) a été émue.

Vitesse

Émue oui… en partie par la vitesse des engins volants tels que le F50 de SailGP ou du Maxi Edmond de Rothschild mais surtout par les comportements humains qui sont en pleine découverte de nouvelles sensations, en quête de nouveaux réflexes et de nouvelles méthodes de communication pour réussir à optimiser la stabilité en vol. Pour Franck Cammas, c’est simple, si on s’engueule, c’est que la relation est saine. À méditer !

Un festival réussi, c’est aussi le mélange des générations. Et pour une première édition, Wind a fait fort avec la première projection. Le résumé de la 50ème Solitaire du Figaro qui mêle des images d’archives et font apparaître à l’écran de célèbres marins tels que Florence Arthaud, Alain Gautier, Michel Desjoyeaux, Jean Le Cam, Roland Jourdain, Marc Thiercelin, en début, milieu de carrière aux côtés de la nouvelle génération.

Détermination

Et puis, il y a eu Maiden. Un film d’Alex Holmes, produit par Sony Pictures.

« It was just something I had to do. »

En 1989, Tracy Edwards, 24 ans, compose un équipage 100% féminin pour prendre le départ de la mythique course autour du monde à la voile, la Whitbread. Regardé de haut au départ de la course, le bateau fera finalement une arrivée triomphale en Angleterre.

J’ai honte mais je ne connaissais pas du tout cette histoire qui paraît tellement surréaliste. Pourtant, le film ne contient que des images authentiques d’époque… ponctuées d’une narration actuelle. Les navigatrices racontent trente ans après de nombreuses anecdotes touchantes, avec parfois beaucoup de recul et d’humour. Ce sont des témoins d’une évolution des moeurs bien réelle. La détermination de Tracy Edwards et la bienveillance de son équipage donnent au film un caractère touchant, inspirant, bouleversant. La navigatrice a inspiré de grands marins comme Samantha Davies, Ellen Mc Arthur ou Florence Arthaud.

Maiden : À voir absolument que l’on soit passionné de voile ou non.

Merci au Gitana Team pour l’invitation et félicitations à Pierre-Yves Lautrou, Axel Capron de Tip & Shaft et Pierre Marcel de Poppop Films pour cette belle soirée. Bravo également aux réalisateurs des différents films présentés. Et vivement le prochain Wind !

Paul

WIND • Bande annonce de MAIDEN from Poppop on Vimeo.

 

Le Mans 66 : La plus grosse campagne de communication de l’ACO depuis 1971

Si vous cherchez un bon film à aller voir au cinéma, il y a forcément Joker mais pour les amateurs d’histoire du sport et de performances d’acteur, rendez-vous à la prochaine séance du film Le Mans 66. Le film se passe dans les années 1960 et traite l’intense rivalité qui opposait alors Ford à Ferrari. Carroll Shelby est chargé par Henry Ford II de construire une voiture capable d’anéantir la suprématie de Ferrari pour les 24 Heures du Mans 1966. Les deux acteurs principaux ne sont autres que Christian Bale et Matt Damon.

« Grosse audience pour la sortie sur grands écrans du film Le Mans 66 (Ford vs Ferrari aux États Unis) avec Matt Damon et Christian Bale en co-stars ! Le film est en tête du box-office aux USA avec plus de 30 million USD de revenues sur son premier week end ! Sur la base des entrées de son premier week-end le film devrait faire entre 280 et 300 million de USD de revenus soit près de 30 million de spectateurs pour un budget de production de 100 million USD et près de 30 million USD supplémentaires pour la promotion. Un succès d’audience et de notoriété exceptionnel pour les 24 Heures du Mans et l’Automobile Club de l’Ouest (ACO) qui a participé aux côté de Twentieth Century Fox à la production de ce film. Sans aucun doute la plus grosse campagne d’image et de communication mondiale de l’ACO depuis le film de Steve McQueen en 1971 ! En attendant l’impact business sur l’ensemble de nos activités : écoles de pilotage, courses et événements, séminaires et hospitalités, musée des 24 Heures, Porsche Expérience Center, etc. Bravo aux équipes pour l’écriture de cette belle page de notre histoire! »

Stéphane Darracq, Directeur Général des 24 Heures du Mans et de l’ACO

Le Maxi Edmond de Rothschild sur la Brest Atlantiques

Il y a 5 jours, le Maxi Edmond de Rothschild prenait le départ de la Brest Atlantiques, aux côtés de 3 autres Ultim. À son bord, Franck Cammas et Charles Caudrelier ont franchi l’équateur aujourd’hui en confortant leur position de leaders.

Suivez ce choc de géants via la cartographie mais aussi en vous abonnant au Gitana Team sur Youtube. Découvrez la playlist Brest Atlantiques :

Le podcast, sans contraintes, pour The Elemen’Terre Project

Il y a maintenant, plus d’un an, Marie Tabarly et ses équipiers sont partis pour un tour du monde avec Pen-Duick VI. Défendant la planète, ses océans, la faune et la flore qu’ils abritent, le tout dans un vaste programme, l’équipe d’Elemen’Terre a choisi le podcast comme moyen d’expression sans contraintes. Pas de format de vidéo spécifique, pas de durée imposée, des choix éditoriaux sans limites. Le podcast permet de s’exprimer comme on le souhaite, sans barrières.

Voici les premiers podcasts de l’étape III du projet, qui se déroule en ce moment aux Açores :

Victoire du Maxi Edmond de Rothschild sur la Rolex Fastnet Race

Du départ à l’arrivée de la Rolex Fastnet Race, le Maxi Edmond de Rothschild et le Trimaran MACIF ne se sont pas quittés. Malgré un incident en début de parcours, c’est finalement l’équipage de Franck Cammas et Charles Caudrelier qui franchit la ligne d’arrivée en vainqueurs, seulement 59 » devant François Gabart et ses hommes.

« Je n’ai jamais fait une arrivée comme ça… C’était incroyable ! On devait la mériter celle-là. C’était court mais très intense et nous avons vécu pas mal de rebondissements. On fait plutôt une belle course, on passe pas mal de temps en tête mais on a aussi eu notre lot de problèmes, notamment quand on touche le banc de sable à la sortie du Solent… Ça aurait pu s’arrêter là ! On savait qu’après cela le bateau n’était pas à 100% de son potentiel mais c’était vraiment super d’avoir un concurrent comme Macif toujours à côté de nous, ça nous a poussé. Macif, c’est la référence, ils vont vite tout le temps et cette confrontation nous a appris énormément de choses. Et puis terminer sur une victoire et de cette manière… c’est génial » confie Franck Cammas.

Découvrez les émotions vécues par l’équipage à la ligne d’arrivée.

RDV sur le site du Gitana Team et lisez la dernière actualité pour avoir plein d’info !

Source : http://www.gitana-team.com/a-1306/victoire-sur-le-fil-et-record-pour-le-maxi-edmond-de-rothschild

 

Vol au-dessus d’une cité corsaire

Ça y est, depuis le temps que nous en rêvions, nous avons investi dans un drone chez Optimist. Les premiers vols ont eu lieu à Saint-Malo la semaine du 14 juillet, avec des conditions idéales pour débuter : soleil et peu de vent.

Voici donc notre premier clip 100% drone ! Une immersion au coeur de Saint-Malo, de ses constructions dues à Vauban et du Renard, le cotre corsaire d’un certain Robert Surcouf.

 

Julian Alaphilippe, qui es-tu ?

À quelques jours de son dénouement et à la surprise générale, Le Tour 2019 aura été mené par un Français, Julian Alaphilippe. Personnage atypique, nous avons lu ce matin un portrait écrit par Pierre Godon sur francetvinfo.fr. 

« Ça, c’est de la graine de champion ! »

Selon la légende, peut-être un peu enjolivée, ce sont les premiers mots de Marie-Thérèse, la sage-femme qui a aidé la maman de Julian Alaphilippe à accoucher, le 11 juin 1992 à Saint-Amand-Montrond (Cher).

Vingt-sept ans plus tard, le gamin porte le maillot jaune du Tour de France depuis dix jours en faisant la nique aux favoris de l’équipe Ineos. Mais il s’en est passé de belles depuis la maternité.

© A.S.O. / Pauline Ballet

Un coureur brut de décoffrage

Au sein de la génération montante du cyclisme français, Julian Alaphilippe détonne. Le coureur de l’équipe Deceuninck-Quick Step n’a pas été biberonné au compteur de watts ou au capteur de puissance. Au contraire. Jusqu’à ses 25 ans, il n’avait pas de compteur de watts sur son vélo, raconte L’Equipe en 2017.

Quand son coach lui transmettait un programme d’entraînement, il avait tendance à minimiser les kilomètres à parcourir, car il savait que Julian allait en faire deux fois plus.

« Je n’ai pas besoin d’analyser au millimètre ce que je fais, ce que je bois, ce que je mange. J’aime le vélo tel que je le pratique depuis toujours, en écoutant mon envie et mon instinct. »

Compteur ou pas, le Montluçonnais traîne une réputation d’énorme bosseur dans le peloton, qui n’est pas usurpée. En atteste une sortie mémorable de 315 bornes au printemps 2016 juste après s’être remis d’une mononucléose…

Revers de la médaille, il a mis un certain temps à ingérer quelques principes de base du métier de coureur professionnel, raconte au Télégramme un de ses anciens équipiers, Julien Gonnet :

« Il ne faisait pas trop attention à son alimentation et, une fois, alors qu’il avait dîné, je l’ai surpris dans sa chambre sur le point d’ingurgiter une tartine de Nutella. Elle n’a pas eu le temps de descendre dans son estomac. Je la lui ai enlevée de la bouche ! »

Il a failli être batteur… et mécano

Dans la famille Alaphilippe, je demande le père. A la tête de son orchestre, « Jo » a fait guincher tout le Berry dans les bals populaires, et même la première partie d’un petit jeune qui montait, un certain Johnny Hallyday. De cette passion pour la musique – « on ne parle pas du tout vélo à la maison », confie le coureur – lui est restée une furieuse passion pour la batterie. Trois ans de conservatoire ne lui faisaient pas peur, les cours de solfège ultra-scolaire, un peu plus. Comme ça ne marchait pas trop à l’école, ses parents décide de le retirer à 14 ans, pour lui faire passer un CAP de mécanique.

Concrètement, le gros de sa semaine, le jeune Julian Alaphilippe le passe dans un magasin de cycles. Franck, son coach de cousin, raconte au Parisien :

« Même si le patron était une connaissance, il ne lui a jamais fait de cadeaux, Julian était en équipe de France junior de cyclo-cross et même s’il partait disputer une Coupe du monde à l’étranger le dimanche, il devait être au magasin le lundi matin. Le soir, il finissait à 19 heures, il devait faire ses heures, point… Tout ça l’a forgé. »

Une première échappée à 11 ans

Dans la famille Alaphilippe, on ne roulait pas sur l’or, alors quand les enfants ont commencé à rêver de vélo, c’est un modèle d’occasion avec pas mal de kilomètres au compteur qui a débarqué. Il était « très pourri, dix fois trop grand, et pour moi, c’était une Ferrari », raconte Julian au magazine Pédale.

« Et j’avais dit à ma mère, ‘je vais aller à Saint-Amand voir tonton’. Elle n’y croyait pas, bien sûr, mais je suis parti avec un sac à dos, une bouteille d’eau dedans… Imagine, tu vois un gamin de 11 ans rouler cinquante bornes sur la nationale, avec un énorme vélo Motobécane, la selle baissée, les vitesses au niveau des mollets… »

Forcément, une fois chez Tonton, quand Julian a prévenu sa mère.

« Elle a un peu pété les plombs. (…) Ce jour-là, je pense que mes parents ont vu que j’avais vraiment la rage. »

Pour la petite histoire, Julian Alaphilippe ne courra sur un vélo dernier cri que lors de son passage chez les semi-pros. Steve Chainel, un vieux routier du peloton, qui organise une épreuve de cyclo-cross dans les Vosges, se souvient bien de la première rencontre avec le futur crack : « Il avait un seul vélo et un casque vieux de quatre ans. Il faisait pauvre, le gamin ! »

© A.S.O. / Pauline Ballet

Une révélation sous les drapeaux

Malgré ses qualités, les équipes ne se bousculent pas pour recruter l’espoir du club de Montluçon (Allier), vice-champion du monde 2010 de cyclo-cross, battu d’un boyau par le régional de l’étape lors des Mondiaux de Tabor, en République tchèque. La faute à une blessure au genou qui fait craindre qu’il soit perdu pour la petite reine. Avant d’être remis en selle par l’équipe de l’armée de terre qui décide de le loger, le nourrir, le blanchir… et le payer 1 200 euros par mois. « Il me répond : ‘C’est trop' », raconte à Libération le directeur sportif (et lieutenant) de l’équipe David Lima Da Costa. Il avait peur de ne pas gagner assez de courses pour nous remercier. C’était en effet un bon revenu pour un cycliste amateur, mais qui correspondait au traitement d’un soldat de deuxième classe. »

« L’armée, ça m’a fait grandir, je ne regrette pas du tout, même si j’ai eu des moments durs. Ça devrait être obligatoire le service militaire, ça ferait beaucoup de bien à certains »

Résumera-t-il dans Pédale. Quand l’équipe Quick Step le courtise, deux ans plus tard, il hésite même à s’engager. « J’ai été le seul à voir tout le talent de Julian Alaphilippe« , se gargarise le directeur sportif de l’équipe belge, Patrick Lefevere, bien qu’on trouve trace d’un vague intérêt de la FDJ de Marc Madiot.

Un électron libre du peloton

© A.S.O. / Pauline Ballet

Dans un milieu du cyclisme sur route un peu formaté, Julian Alaphilippe le boute-en-train détonne, comme le fantasque Peter Sagan quelques années avant lui. Ce n’est sans doute pas un hasard si les deux gaillards viennent du milieu plus cool du cyclo-cross. Quand Alaphilippe portait les couleurs de l’équipe de l’armée de terre – le projet a été dissous par Florence Parly une fois arrivée au gouvernement –, il organise une course de Vélib sur les Champs-Elysées après une réception aux Invalides. Et une montée des marches du Trocadéro, bécane de 24 kg sur l’épaule, aussi serein que dans un sous-bois vosgien.

Dans son livre Equipiers, l’écrivain Grégory Nicolas, « embeddé » avec l’équipe de France lors des Mondiaux d’Innsbruck en 2018 en Autriche, raconte que le Zébulon des Bleus a failli lourdement chuter… en faisant un « wheeling » (une figure qui consiste à rouler sur la roue arrière) dans un parking à la veille de l’épreuve. Tout ça pour faire rire ses équipiers. « Il a continué à sourire, et est parti prendre sa douche comme s’il revenait de la plage. Quel personnage ! » raconte l’auteur.

Le naturel revient au galop, même face au président de la République. Le coureur n’hésite pas à lui lancer de mettre le champagne au frais pour l’arrivée sur les Champs quand ce dernier lui remet le maillot jaune, le 20 juillet, à l’issue de l’étape du Tourmalet.

Une machine que rien n’arrête

A votre avis, que s’est-il passé, le 15 juillet 2016 après le crash de Julian Alaphilippe lors du contre-la-montre entre Bourg Saint-Andéol et la caverne du pont d’Arc sur le Tour ? Le coureur n’a pas fait de miracle le soir-même en concédant sept minutes au vainqueur du chrono. Mais deux jours après avoir mordu la roche, il passait à l’attaque dans une étape de haute montagne – pas sa spécialité à la base – et frôlait la victoire.

© A.S.O. / Pauline Ballet

« Je crois que la seule course qu’il ne peut pas gagner, c’est Paris-Roubaix, car il est trop léger. Mais je n’en suis même pas sûr », estime son directeur sportif Patrick Lefevere dans Cyclingnews. Le déclic se produit quelques jours après son arrivée à la Quick Step, au sein d’une équipe qui compte des cadors comme Philippe Gilbert ou Tom Boonen. Il décide d’appeler son cousin, Franck Alaphilippe, qui l’entraînait depuis toujours, pour qu’il remplace le coach belge de la Quick Step. Il raconte la suite au Télégramme: « ‘Ça ne va pas le faire, Franck. Je continue avec toi. Je ne veux pas passer des heures à leur expliquer ce qui va ou ce qui ne va pas. Toi, tu me connais par cœur.’ C’est vrai que notre échange va bien au-delà d’un rapport entraîneur-entraîné. » Sa première victoire – au Tour de l’Ain – suit, quelques mois plus tard. Depuis, il ramène une dizaine de bouquets chaque année. Seule une poignée de coureurs peuvent en dire autant.

 

Source : https://www.francetvinfo.fr/sports/tour-de-france/tour-de-france-velo-pourri-nutella-batterie-on-vous-presente-julian-alaphilippe-le-coureur-qui-voit-la-vie-en-jaune_3549405.html